Louise Lambert-Lagacé, C.M.,C.Q., dt.p                                                                                                                                

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Louise Lambert-Lagacé

 

 La nutrition et la santé des femmes ( Nutrition and Women's Health), prise   de  position de l'American Dietetic Association (ADA) et des Diététistes du Canada (DC)

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Co-auteurs:  Louise-Lambert-Lagacé dtp, Sandra Affenito, Ph.D. R.D. (St.Joseph College, West Hartford) et Jane Kerstetter. Ph.D. R.D. (University of Connecticut, Storrs, CT).  Pour obtenir le texte (anglais) du résumé ou le document au complet de cet énoncé cliquer ici

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ADA et DC soutiennent dans cet énoncé que les femmes présentent des besoins et des vulnérabilités nutritionnelles  propres. Bien que les questions relatives à la santé des femmes comportent de multiples facettes, on sait que la nutrition influence de façon importante le risque de maladies chroniques et peut contribuer à maintenir un état de santé optimal..

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Quelques  statistiques canadiennes révélées dans ce document :

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14% des femmes sont obèses;

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85% des femmes souffrant de troubles de comportement alimentaire sont des adolescentes en  croissance; ces troubles  souvent persistent durant la vie adulte;

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37% des décès chez la femme sont dus à une maladie du coeur;

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80% des personnes souffrant d'ostéoporose sont des femmes;

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3-5% des jeunes femmes (18-44 ans) souffrent d'anémie ferriprive;

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40% des femmes fertiles souffrent du syndrome prémenstruel  au point d'être affectées dans leur vie quotidienne.

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Alors que l'on sait qu'une bonne diète contribue à améliorer la santé et le bien-être, des enquêtes nutritionnelles récentes révèlent que plusieurs femmes canadiennes ne rencontrent pas leurs besoins nutritifs. L'acide folique, le fer, la vitamineB6, le calcium , la vitamine D et la vitamine B12, comptent parmi  les éléments nutritifs qui manquent à l'alimentation des femmes.

 

  L' obsession de Montignac

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Dommage que Montignac fasse couler autant d'encre pour ne semer que la confusion. Dommage qu'il s'attaque à l'obésité infantile de si mauvaise façon.

 

Lorsque Montignac attribue l'obésité du jeune enfant à la consommation d'aliments à index glycémique élevé, je trouve l' approche réductrice car il y a tellement de causes possibles à ce fléau.

Lorsqu'il met au ban les protéines de lait de vache, je lui réponds qu'il a tort et qu'il  n'a aucune recherche scientifique crédible pour l'appuyer. De fait , les enfants d'ici boivent moins de lait qu'avant et gagnent plus de poids qu'avant. Cherchez l'étude qui relie les jeunes buveurs de lait à des excès de poids et vous n'en trouverez pas,  ni  dans son ouvrage, ni dans la littérature scientifique.

 

Monsieur Montignac est obsédé par l'insuline depuis des années. C'est ce qui explique sa première croisade pour diminuer l'index glycémique de nos menus car l'aliment à index glycémique élevé provoque une sécrétion d'insuline qui mènerait selon lui à l'obésité. Le concept de l'index glycémique mis au point par l'équipe du Dr David Jenkins de l'université de Toronto au début des années 80 n'a jamais visé l'amaigrissement. Les preuves accumulées depuis 20 ans sur la valeur de l'index glycémique selon des chercheurs de partout, y compris l'équipe du Dr Dumesnil à Québec,  du Dr Willett de Harvard et du Dr Bourre de l'INSERM à Paris  se résument à un meilleur contrôle du  diabète ( glycémie, insuline )  et une diminution des lipides sanguins. ( triglycérides et cholestérol ). Montignac, lui,  fait la promotion de l'index glycémique pour faire maigrir les hommes et les femmes.  Il complique inutilement le concept en y ajoutant des notions de combinaisons alimentaires pour de bien maigres résultats à long terme.

Cette fois-ci, il  adapte sa méthode compliquée pour lutter contre l'obésité des enfants  et y joint une attaque en règle des protéines du lait. Toujours obsédé par l'insuline, Montignac cite des travaux de recherche d'une équipe du Minnesota publiés il y a 14 ans qui relient la consommation de lait à une secrétions importante d'insuline. Surprise, car le lait a un index glycémique très bas. Deuxième surprise; le lait pris avec l'équivalent d'une demi-tasse de sucre blanc provoque une sécrétion plus importante d'insuline. Là s'arrête les découvertes qui constituent la base de son argumentation anti-lait

 

Si Montignac avait poursuivi ses recherches pour connaître les travaux plus récents de cette équipe du Minnesota, il aurait constaté que le lait, le yogourt et autres  produits laitiers frais pris à l'intérieur d'un menu équilibré ne font pas monter l'insuline de façon significative, ne font pas prendre de poids mais permettent un meilleur contrôle du diabète.

 

L'effet des protéines sur l'insuline est une réalité reconnue scientifiquement, qui a fait l'objet d'analyses comparables à celles utilisées pour établir l'index glycémique d'un aliment. Ainsi, le poisson a un index insulinique deux fois plus important que les œufs;  le bœuf, plus élevé que les céréales All Bran; le fromage, plus élevé que les pâtes blanches; les légumineuses plus élevé que le pop corn. Allons-nous cesser de manger des protéines pour autant ? Ce serait oublier l'effet bénéfique des protéines sur l'énergie et la satiété. Ce serait surtout ignorer le fait qu'une sécrétion d'insuline qui n'est pas accompagnée d'une élévation de la glycémie ne favorise pas  la mise en réserve de gras.  Or, Montignac n'a pas compris et s'obstine dans sa lutte aveugle contre toute hausse de l'insuline.

 

Allons-nous éviter le lait et ses protéines?  Je dis non, et pour au moins deux motifs.

 

En premier lieu, le lait renferme plusieurs éléments nutritifs intéressants; de plus, il est produit localement, disponible à l'année et de bonne qualité.

 

En deuxième lieu, une série de recherches récentes dont au moins 4 études cliniques apportent des éléments qui contredisent l'hypothèse Montignac. Le Dr Carruth de l'université du Tennessee a suivi des enfants de 2 à 5 ans pendant presque 6 ans; il a évalué leur alimentation et analysé leur composition corporelle; il  a vu qu'une consommation plus élevée de produits laitiers était associée à une accumulation moins importante de tissu gras . Le Dr Zemel de la même université a noté dans ses recherches en nutrition fondamentale que le calcium alimentaire pouvait jouer un rôle au niveau de la  régulation du métabolisme énergétique qu'un apport plus élevé de calcium laitier réduisait le gain de gras. Il y aurait une substance bio active dans les produits laitiers qui permettrait de limiter l'accumulation du tissu gras . C'est pour l'instant une piste prometteuse. D'autres chercheurs ont observé des résultats semblables auprès de groupes d'adolescentes. Le Dr Jacqmain de l'université Laval,  collaboratrice dans l'étude des familles de Québec, a également noté qu'une consommation inadéquate de calcium est associée à une adiposité plus grande, particulièrement chez les femmes.  Comment ignorer ces constats dans une discussion honnête autour du lait?

 

Montignac l'ignore et n'hésite pas à interdire le lait de vache, qu'il soit entier ou écrémé, aux enfants ronds ou qui risquent de le devenir, sous prétexte de limiter la sécrétion d'insuline. Il suggère de remplacer le lait de vache par un lait de croissance jusqu'à l'âge de 3 ou 4 ans. ( Un lait de croissance correspond à un lait écrémé, dilué et sucré, enrichi de fer et d'acides gras essentiels visant à prévenir la carence en fer; or ce type de préparation n'est pas disponible ici, Dieu merci ! ) .  Il suggère aussi de remplacer ou encore de couper le lait de vache avec du lait d'amandes, boisson sucrée à base d'amandes, faible en protéines, pleine d'additifs et difficile à trouver. Il recommande d'utiliser de la poudre de cacao sucrée modérément dans ce mélange pour faire oublier le goût du lait. Quel  astuce et surtout quelle imprudence considérant que la poudre de cacao fait également monter l'insuline de façon significative, selon les analyses récentes de Brand Miller de l'université de Sydney en Australie.

Cette guerre aux protéines ne se limite pas à celles du lait de vache puisque Montignac limite la consommation totale de protéines autant chez la femme enceinte que chez le jeune enfant. Il ne se rend pas compte qu'il contredit son propre modèle alimentaire riche en protéines ( soit deux fois plus que les recommandations officielles ) repris dans tous ses ouvrages. Les contradictions ne s'arrêtent pas là, puisque les menus proposés pour petits enfants débordent de protéines: foie de morue, côte d'agneau, flageolets et laitage au même repas, ou encore œuf mimosa, côte de porc, purée de pois chiches et compote. Ses conseillers scientifiques ont-ils négligé de vérifier le contenu en protéines? Et que dire des nombreuses erreurs au niveau des apports recommandés, des tableaux de valeur nutritive, des références mal rapportées.  

 

Montignac a raté l'occasion de lutter sérieusement contre l'obésité infantile. Ses suggestions abracadabrantes ne règlent rien, bien au contraire.

 

(Ce texte publié dans l'édition du 10 novembre 2003 du journal La Presse est signé par Louise Lambert Lagacé, diététiste et auteur)

 

 Face au casse tête de la bouffe,  à qui jeter la première pierre ?
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Avant de viser sur la patate, soyons justes. Lorsque la pomme de terre bouillie était reine de nos assiettes, les problèmes d'obésité étaient rarissimes. Aujourd'hui, les frites et les croustilles constituent le tiers des légumes consommés par les enfants et 30% d'entre eux souffrent d'embonpoint. Et lorsque Montignac s'attaque aux carottes cuites sous prétexte qu'elles ont un index glycémique élevé, il ne règle rien  bien au contraire!

Sans être un apôtre ni même une adepte du Guide alimentaire canadien, le blâmer de tous les maux souligne une incompréhension de l'outil. Lorsque les Canadiens et Canadiennes mangeront les 5 à 10 portions par jour de légumes et fruits tel que recommandé dans ce guide, ils seront moins enrobés et mieux nourris.

Blâmer les féculents, barres de céréales, beignes, bagels ou biscuits soit, mais il ne faudrait pas mettre tous les glucides dans le même panier. La diète méditerranéenne ou encore la diète asiatique ont toutes deux fait la preuve qu'une alimentation riche en féculents ne mène pas à des problèmes de poids et peut être bénéfique sur le plan cardiovasculaire ainsi que pour la prévention de certains cancers.

Blâmer l'industrie de la minceur qui empoche chaque année des milliards serait sans doute plus légitime car la panoplie des diètes, des aliments allégés, des faux sucres et des faux gras, n'a fait que nourrir les illusions et perpétuer l'obsession d'une perte de poids durable, dans un temps record. On n'a qu'à regarder le parallèle qui existe entre la multiplication des diètes et l'augmentation des problèmes de poids pour ne conclure qu'à l' échec.

Et que fait l'industrie alimentaire pour nous aider ? Elle ne cesse de multiplier les aliments minute quasi-vides de valeur nutritive mais  riches en substances non essentielles sans parler de ces nouvelles technologies qui cuisinent les OGM.

Le casse tête existe et n'a pas fini d'exister. Il nuit au plaisir de manger et nous a  fait perdre le sens du repas. Par ailleurs, les recherches, celles de Harvard et d'ailleurs, soulignent qu'il vaut la peine de miser sur qualité, de faire confiance aux végétaux en particulier, aux aliments le plus frais du marché, aux grains entiers, noix et soya, aux bons gras, aux produits bio et aux poissons sauvages lorsque disponibles. A nous de savourer ces aliments de première qualité au moins trois fois par jour. Et n'oublions pas de bouger pour bien brûler…

(Ce texte publié dans l'édition du 4 juin 2003 du journal La Presse est signé par Louise Lambert -Lagacé, diététiste et auteur)

 

 Le végétarisme vous intéresse?  Vous croyez que les diètes végétariennes sont dangereuses ? Tel n'est pas l'opinion des Diététistes du Canada et  l'American Dietetic Association (ADA) :
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dans un communiqué conjoint les diététistes du Canada et l'ADA adoptent la position qu'une diète végétarienne bien balancée peut constituer une alternative  valable à une diète à base de viande, et ce pour tous les groupes d' âge. Elle peut même être bénéfique dans la prévention et le traitement de certaines maladies

( Pour le communiqué du 2 juin 2003 allez sur le site des Diététistes du Canada à la page Research Highlights )
 

 L' hormonothérapie augmente les risques des maladies du cœu

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Dans son numéro du 22 juillet 2002 la revue Time publie un long un long article * sur les hormones. Il y est question des dernières études concernant  les risques de l'hormonothérapie. (* Time, july 22, 2002, "The Truth About Hormones")

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Une étude publiée dans JAMA * le 17 juillet 2002, (Noncardiovascular Disease Outcomes During 6.8 Years of Hormone Therapy: Heart and Estrogen/Progestin Replacement Study Follow-up ) démontre que si  l'hormonothérapie peut diminuer le risque d'ostéoporose et de cancer du colon elle augmente par ailleurs de 41 % le risque d'accidents cérébrovasculaires, de 29 % celui de crises cardiaques et de 26 % celui du cancer du sein. ( *Journal of the American Medical Association Vol.288 No.3, July, 2002 )

 

 L'obésité chez l'enfant
bulletL'attitude parentale est un facteur déterminant qui pourrait expliquer l'augmentation spectaculaire de l'obésité chez les enfants. Pour plus d'information sur le sujet, lire la conférence présentée par Louise Lambert-Lagacé, lors du symposium de l'Institut Danone, le 15 juin 2002, sur l'Obésité chez l'enfant; un problème crucial      (Voir: ''L'obésité chez les enfants - L'attitude parentale pointée du doigt'',  Childhood obesity; a crucial problem ;voir aussi ''Obesity in Children:Parental singled out''  conférence donnée en langue anglaise. citée dans le communiqué de presse de "Mes nouvelles/Branchez-vous" . Voir aussi " Mes Nouvelles". Également "Moka Sofa" qui résume "15 conseils pour prévenir l'obésité chez l'enfant" . Un des sujets traités lors de la Conférence Annuelle 2002 de la Fédération canadienne de biologie : '' Les déterminants comportements de l'obésité chez l'enfant" )

 

 L'acide folique: mythes et réalités
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Dans un article publié dans le bulletin de l'Association de spina-bifida et d'hydrocéphalie du Québec du Québec, Le Spinnaker, bulletin de l'Association de spina-bifida et d'hydrocéphalie Région Montréal , vol 1 numéro 2, printemps 2002, Louise Lambert-Lagacé fait le point sur la question. Pour plus d'information sur l'acide folique lire «L'acide folique: mythes et réalités».

 

  

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La dernière mise à jour de ce site date du 13-07-2009