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La constipation: plus d’une personne sur quatre en souffrirait
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Louise Lambert-Lagacé participait
récemment au colloque Aliments et santé digestive tenu à Montréal,
récemment et au cours duquel des spécialistes de l’alimentation et du
système gastro-intestinal ont dressé l’état des connaissances actuelles
sur ce sujet. Un compte rendu d'un journaliste de
PasseportSanté.net sur ce colloque est accessible sur
Twitter
et des extraits sont aussi disponible en ligne à
PasseportSanté.net. Voici un bref
résumé de la conférence de LLL:
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Plus d'une personne sur quatre
(27%) souffrirait de constipation.
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"La constipation passe souvent
inaperçue, on en parle peu, mais on sous-estime ses effets négatifs sur
la qualité de vie des gens."
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Bien qu’il ne s’agisse pas d’une
maladie, les inconforts qui en découlent peuvent être atténués en
modifiant ses habitudes alimentaires.
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La constipation passe souvent
inaperçue, on en parle peu, mais on sous-estime ses effets négatifs sur
la qualité de vie des gens.
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Certains groupes sont plus
susceptibles d’avoir des problèmes de régularité : les femmes enceintes
et celles qui viennent d’accoucher, les personnes âgées, les personnes
en voyage ainsi que celles qui prennent certains médicaments
(anorexigènes, antidépresseurs, suppléments de calcium et de fer,
ibuprofène, naproxène, etc.
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"Pour prévenir ou traiter la
constipation, il faut « s’abonner » à une routine alimentaire riche en
fibres solubles et insolubles, intégrer un pro biotique, boire
suffisamment d’eau et bouger régulièrement."
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Bien que les causes de la
constipation diffèrent d’un groupe à l’autre, une solution commune
s’applique à tous : consommer plus de fibres alimentaires. L’American
Dietetic Association recommande un apport quotidien de 25 g de fibres
pour les femmes, et de 38 g pour les hommes. Or, dans la réalité, on
n’en consomme que 15 g par jour, en moyenne, au Canada », ce qui est
déplorable.
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« Il n’y a pas de normalité en
matière de transit intestinal : certains vont à la toilette une fois par
jour, d’autres aux deux jours... Mais lorsqu’on saute régulièrement
plusieurs jours, il faut se questionner. Pourquoi? Selon certaines
études, le risque de
cancer du côlon
est plus élevé chez ceux dont le transit est plus long. »
(Denis Roy, professeur à l’Institut des nutraceutiques et aliments
fonctionnels (INAF) de l’Université Laval).
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Les meilleures sources de fibres
alimentaires recommandée sont les fruits, les légumes, les
noix et les graines (de 2 g à 4 g par
portion), les grains entiers cuits et les céréales complètes (de 4 g à
8 g) et, surtout, les légumineuses (de 8 g à 14 g). Les légumineuses sont particulièrement riches en fibres solubles,
lesquelles facilitent grandement le transit intestinal. « Les
légumineuses contiennent de 17 % à 30 % des besoins quotidiens en fibres
solubles, qui ont un effet probiotique dans le système digestif.
De même, la consommation de légumineuses, tels les
haricots et les
pois chiches, contribue à abaisser le
cholestérol, en plus de réduire le
risque de certaines maladies du système digestif, dont la
maladie coeliaque, souligne Joyce Boye,
chercheuse scientifique pour le ministère de l’Agriculture et de
l’Agroalimentaire du Canada.
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L'acide
folique: mythes et réalités »
Article
de Louise Lambert-Lagacé publié dans
le Le
Spinnaker, bulletin de
l'Association de spina-bifida et d'hydrocéphalie Région Montréal
,
vol 1 numéro 2,
printemps 2002, cité dans
''Suppléments
santé suppléments danger''
par Francine Fiore
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Mythe 1:L'acide
folique est un synonyme de folate ou folacine |
La réalité. L'acide
folique est le nom approprié pour la forme synthétisée de cette
vitamine B. Il se retrouve sous cette forme dans les suppléments de
vitamines et dans les aliments enrichis comme les céréales et la farine.
Les folates ou folacines constituent pour leur part la forme
naturelle de cette vitamine présente dans les aliments comme le foie, les
lentilles et autres légumineuses, les asperges, les épinards, les fraises
et le jus d'orange.
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Mythe 2: L'acide
folique n'est important que pendant la grossesse |
La réalité: L' acide folique est reconnue pour son efficacité dans
la prévention des anomalies du tube neural mais cette vitamine agit dès
les premiers jours après la conception. Si on attend les premiers mois de
grossesse pour ajouter cette vitamine au quotidien, il est déjà trop tard
pour prévenir le spina bifida. Par ailleurs, on reconnaît d'autres rôles
importants à l'acide folique. ( lire mythes no 4 et 5)
 | Mythe 3: Les gouvernements n'ont rien fait
pour aider les femmes à augmenter leur consommation d'acide folique. |
La réalité : Santé Canada n'est pas demeuré passif dans ce
dossier. Le ministère parrainait en 1995 un atelier national sur la
prévention primaire des Anomalies du Tube Neural . Suite à cet atelier, le
gouvernement a émis des lignes directrices pour sensibiliser les
professionnels de la santé à travers le pays à l'importance d'un
supplément d'acide folique chez les femmes en âge de procréer. A suivi en
septembre 1998 l'enrichissement obligatoire en acide folique de la farine
blanche, de la semoule de maïs et des pâtes. On retrouve ainsi 125 micro
grammes d'acide folique dans une portion de pâtes cuites et environ 60
micro grammes dans 2 tranches de pain ce qui équivaut à moins de la moitié
des 400 micro grammes requis quotidiennement pour une femme de 18 à 34
ans. Ce programme de fortification également en vigueur aux Etats Unis a
toutefois fait l'objet en 2001 d'une évaluation qui a démontré une baisse
de 19% des cas de spina bifida, ce qui représente une amélioration
incontestable .
 | Mythe 4: L'acide
folique n'est d'aucune utilité pour prévenir les maladies
cardiovasculaires |
La réalité: L'acide
folique est devenu un partenaire important dans la prévention des maladies
cardiovasculaires. En effet, de belles études menées dans plusieurs pays
ont clairement établi un lien entre le manque d'acide folique et
l'accumulation d'homocystéine, substance qui rétrécit les artères. Une
personne peut faire un infarctus associé à un surplus d'homocystéine tout
en ayant un cholestérol sanguin normal. Or l'ajout d'acide folique peut
réduire le taux d'homocystéine dans le sang et prévenir le blocage
d'artères. Et lorsque les dégats sont déjà là, l'acide folique peut aussi
être utile.
Une étude récente publiée dans le New England
Journal of Medecine et menée auprès de 205 personnes ayant déjà subi
une angioplastie ( chirurgie qui débloque les artères) , a révélé que la
prise d'un supplément d'acide folique ( 1 mg) et de 2 autres vitamines B
après la chirurgie réduisait significativement le taux d'homocystéine dans
le sang et coupait de 20% le blocage subséquent des artères .
 | Mythe 5: L'acide
folique n'a aucun effet protecteur contre le cancer |
La réalité : Depuis
plusieurs années déjà, des chercheurs ont noté une relation entre une
déficience d'acide folique et une incidence plus élevée de cancers du tube
digestif ( estomac et colon ). Des études cliniques semblent également
associer un manque d'acide folique et le développement de certains
cancers, plus particulièrement du cancer colo-rectal. Un autre dossier à
suivre.
 | Mythe 6: Les
folates font rarement défaut de notre
alimentation |
La réalité : Malheureusement, les folates font souvent
défaut de notre alimentation pauvre en légumineuses, en légumes verts
feuillus et autres belles sources d'acide folique. D'où la nécessité
d'avoir recours à un supplément de 400 micro grammes par jour d'acide
folique comme mesure préventive quasi universelle.
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